Gonjasufi, un électron libre à Paris

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L’OVNI américain Gonjasufi se produira le 3 mai prochain sur la scène du Badaboum à Paris.

Gonjasufi, le retour de l’indomptable

Mon esprit court, divague, se pique dans les orties, évite les obstacles d’extrême justesse. La recherche de la norme est une maladie grave dans laquelle se réfugient la majorité des contemporains. Des esprit sains dans des corps sains, qui se consument en consommant. Moi, je veux être libre à m’en faire claquer les neurones. Je veux la médaille et son revers. Je veux marcher au bord des précipices, frôler le pire pour embrasser le meilleur. Alors j’écoute Gonjasufi.

La musique de l’Américain est indomptable. Elle ne se résume pas à quelques épithètes qui ne feraient que la disséquer sans la comprendre. Le fait de chercher à l’intellectualiser est sans doute une erreur. Si Gonjasufi a appelé son dernier album Callus, c’est peut-être parce que sa musique s’adresse d’abord aux corps. Entre ceux qu’elle irrite et ceux qui l’aimeront, à leur corps défendant parfois, elle provoque immanquablement des réactions épidermiques de rejet ou d’adhésion. C’était déjà le cas avec MU.ZZ.LE, ça l’est encore plus avec son dernier album.

Une expérience physique et spirituelle

Callus, c’est la peau qui se fait plus rugueuse pour endurer la haine et la souffrance et être capable d’aimer à nouveau. C’est ainsi, en tout cas, que Gonjasufi décrit ses intentions. Le résultat peut désorienter au premier abord. Quand l’artiste décide d’embrasser la laideur ou l’obscurité, il ne fait pas dans la demi-mesure. Son chant se fait rauque, se fait presque râle parfois. Les mélodies – si le terme a encore un sens dans ce contexte – sont souvent oppressives, suffocantes. Car, en effet, c’est à un combat – une agonie, au sens premier – que se livre Gonjasufi. L’issue est incertaine mais il n’y a pas d’autre voix pour se frayer un chemin vers la lumière.

Il y a chez Gonjasufi, une dimension prophétique, une manière tortueuse de parler du « nous » à travers sa propre expérience. Certains pourront trouver l’expérience aride quand d’autres la trouveront cathartique. Dans tous les cas, cette expérience physique et spirituelle mérite d’être vécue. Pour la première fois depuis 2014, Gonjasufi se produira en France. Ce sera sur la scène du Badaboum, à Paris, le 3 mai prochain. Un rendez-vous incontournable.

Gonjasufi en concert au Badaboum

Gonjasufi + Skrapez au Badaboum
2 bis rue des Taillandiers, 75011 Paris
le 3 mai 2017, à partir de 20h
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Un petit détour par ici ?

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