J’ai entendu : Guy Fox – Night Owl

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Guy Fox, on croirait presque que le mot « cool » a été inventé pour eux…

On avait mis les petits plats dans les grands, on avait ouvert le champagne, on s’était fait la bise, on s’était souhaité la bonne année. On avait tout fait, tout bien comme il faut. Alors, pourquoi ça n’avait pas marché ? On avait chassé le chagrin avec des rires d’enfants. On avait construit un nouveau monde avec des briques de Lego, sur les vestiges du temps qui passe. Et puis, quelque chose a merdé. Quelque chose de pourri au Royaume.

Si je devais composer la bande-son de 2015, ce serait riffs cinglants, coups de caisse claire, cold-pop à la raideur cadavérique et folk mouillé de larmes. Mais plutôt que d’écouter la musique d’un monde qui part en couille, pourquoi ne pas imaginer celle de nos fantasmes ? Mettons de la couleur à la place du noir et des papillons pour les vautours, nous avons tous ce pouvoir.

Dans ma bande-son idéaliste de 2015, il y aurait Guy Fox.

Guy FoxLe groupe, originaire d’Oakland, ne fait pas dans la posture. Pas de photos où on fait volontairement la gueule pour avoir l’air faussement rebelle ou révolté. Juste quatre garçons qui font de la musique au gré de leurs envies, qui prennent plaisir à en donner et qui ne se prennent pas plus le chou que ça.

A l’écoute de leur premier album, Night Owl, on croirait presque que le mot « cool » a été inventé pour eux. Guy Fox a quelque chose de plus que la plupart des groupes d’indie rock sur la place. Peut-être que c’est cette facilité à incorporer dans leur musique des éléments de soul ou de funk qui les rend si attirants. En tout cas, difficile de résister à la tentation de danser, de passer un bon moment, de se sentir plus léger, tout simplement. Merci Guy Fox, on en avait bien besoin.

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