J’ai écouté, j’ai pas aimé : Orties – Sextape

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Dans certains milieux branchés, il est de bon ton d’enregistrer ses ébats et de les diffuser sur Internet sous forme de sextape. Des bites, des chattes, des nichons, suintants, dégoulinants, c’est pas cher et ça peut rapporter gros, surtout pour des célébrités en perte de vitesse. Rien de tel que le langage du corps pour se refaire la cerise. Paris Hilton, Kim Kardashian, Eve Angeli, tout ce que le monde compte d’esprits brillants et cultivés y est allé de sa petite culbute filmée. On attend encore celle de Dominique Strauss-Kahn, qui ne devrait pas tarder. En 2013, avoir sa sextape, c’est le comble de la branchitude. De l’or en barre pour frimer, la bouche en cul de poule, dans les soirées entre copines. Comment ça, t’as pas ta sextape ? Non mais, comme t’es has been. T’es trop pas dans la vibe, ma chérie. Moi, j’me suis fait sodom par Bryan et Jason, et après, je les ai sucés. Leur bite avait un goût de tarte Ikea. Ça a fait un de ces buzz sur le web, j’te raconte pas. Comment ça, vulgaire ? Nan, mais sérieux, t’es vraiment une de ces sainte-nicouches, ma pauvre. Moins on a de choses à dire et plus on s’étale en long, en large et en travers du lit. Textes à trous pour combler le vide entre les deux oreilles, dictionnaire de rimes à la main, instrus ringardes, attitude sans altitude, voici venir Orties, deux pisseuses insignifiantes montées en mayonnaise par deux ou trois plumitifs dépressifs.

Si j’étais rédacteur en chef  il y en a deux ou trois que j’enverrai de toute urgence en balnéothérapie. Il faut vraiment être au plus bas pour s’amouracher de ces deux jumelles qui déversent leur trop-plein d’hormones en une flopée de mots salaces mal fagotés. S’il suffit de faire rimer « glaciale » avec « éjaculation faciale » pour faire frétiller la queue des journalistes des Inrocks, alors allons-y joyeusement. Faisons rimer « bécasse » avec « pétasse », « délation » avec « fellation » ou encore « coulis de mangue » avec « gang bang ». Nom d’une pipe, que je suis subversif ! Si les Orties étaient vraiment subversives, elles n’éprouveraient pas le besoin de le claironner à longueur d’interview. Les Femen montrent leurs seins pour faire passer un message politique, les Orties montrent les leurs pour faire le buzz. Leurs textes, d’une affligeante pauvreté, ne sont que provocations gratuites sans la moindre profondeur intellectuelle. On dirait un délire de lycéennes. Pas l’ombre d’une idée nouvelle. Au contraire, elles ne font que reprendre à leur compte des thèmes éculés du rap comme le sexe ou la drogue. Mais, diront leurs souteneurs, le fait que ce soit des femmes, dans un milieu essentiellement masculin…. La bêtise n’a pas de sexe mais elle n’a pas non plus de limites. « On s’en bat la race, on écoute du Balavoine, Paname c’est trop de la balle, j’ai glissé sur une peau de banane ». Quand on n’a rien de plus intéressant à raconter, il vaut mieux, en effet, montrer son cul. Comme dit ma grand-mère, le meilleur moyen de soulager les piqûres d’Orties, c’est encore de pisser dessus. Et encore, il n’est pas exclu que ça leur plaise…

Un petit détour par ici ?

3 thoughts on “J’ai écouté, j’ai pas aimé : Orties – Sextape”

  1. NEUS says:

    Il est bon ton article, laisse le, ca fais de la pub.

  2. Cédric QUENIART says:

    Ah, enfin quelqu'un pour défendre l'honneur bafoué des Orties… Et avec une subtilité digne de leurs paroles, en plus ! Je commençais à me demander si elles avaient des fans en dehors de la rédaction des Inrocks, me voilà rassuré.

  3. Anonyme says:

    article de merde

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