16 groupes à suivre en 2016 (2/4)

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Voilà quatre groupes qui vont mettre le feu en 2016 : les langoureux Black Honey, les bouillants  Seratones, le confident Andrew S. Burden et les brûlants OH BOY!

BLACK HONEY

Vous avez peut-être déjà vu cette scène. Un couple embrasé de désir roule à tombeau ouvert jusqu’à un endroit désert. Peu importe que ce soit un vrai désert ou un parking de supermarché ou une usine désaffectée. Les vêtements tombent comme les feuilles d’un arbre en automne. Les corps fiévreux se rejoignent en tremblant. C’est le genre de scène dont Black Honey pourrait signer la musique. Le chant d’Izzy Baxter est aussi sexy que nonchalant, un petit plaisir sucré qui tourne rapidement à l’addiction. Servi sur son lit de shoegaze-rock langoureux, c’est presque impossible à refuser.

 

SERATONES

Originaires de Shreveport, Louisiane, les quatre membres de Seratones se sont fixé pour ambition de restaurer la foi dans le pouvoir du Rock & Roll. Sacrée gageure en cette année qui ne s’annonce pas vraiment comme celle des groupes à guitares. Et pourtant, avec à leur tête la meilleure chanteuse rock des 20 prochaines années, AJ Haynes, ils sont foutrement bien armés pour y arriver. Selon moi, ça va être la grosse claque de l’année 2016.

 

ANDREW S. BURDEN

Il y a cette chanson, Black Knees, que j’écoute en boucle dans mes moments de doute ou d’égarement. Elle ne paie pas de mine, n’a rien d’extraordinairement spectaculaire. De l’indie-folk d’aujourd’hui, plutôt bien fagotée. Et, pourtant, elle me sauve, me remet sur pieds et, presque, oserais-je dire, sur le droit chemin. Je ne sais rien de celui qui la chante : un certain Andrew S. Burden, venu d’Indianapolis. Mais sa voix actionne en moi des mécanismes que je pensais grippés et sa musique vient me parler, comme si elle avait été composée spécialement pour moi. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais je vous souhaite aussi de ressentir ça un jour.

 

OH BOY!

OH BOY!, c’est la sensation made in France de la fin d’année 2015. Inspiré aussi bien de Kraftwerk que de Joy Division, le premier EP des Lyonnais est l’alliance contre nature du feu et de la glace, du sexe et de l’intellect, de la matière et de l’esprit. Un cocktail électro, pop et new wave à la fois sexy, sombre et violent. Des partis pris esthétiques qui provoqueront soit un profond rejet, soit une adhésion indéfectible. L’impression perturbante et persistante de se faire baiser (au sens littéral du terme) à chaque nouvelle écoute. Quoi qu’il en soit, une expérience étonnante et à fort potentiel addictif.

 

 

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