Orouni nous emmène au pays des rêves…

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Sur Somewhere in Dreamland, le groupe français revisite 4 titres de son album Grand Tour avec la chanteuse Emma Broughton. Le disque idéal pour retrouver des couleurs en novembre.

Orouni… pour en finir avec novembre

Vous parler du beau temps ? C’est vrai que c’est pas la saison. Le matin, quand j’ouvre les volets, le ciel fume tellement qu’on ne voit plus ses yeux bleus. A ce rythme-là, il va finir par se choper un cancer. Même l’océan fait la gueule, enveloppé dans sa grosse doudoune grise. Les oiseaux ne chantent plus. Ou alors ils sont déjà trop loin pour qu’on les entende. Sur le bord de la route, les arbres agitent leur squelette, comme si c’était encore Halloween. Le mois de novembre peut bien aller se faire foutre… Et puis j’ai écouté le nouvel EP d’Orouni, Somewhere in Dreamland (Les Disques Pavillon).

C’est vrai que le Pays des Rêves, ça remplace avantageusement la vraie vie. Là-bas, pour qu’il fasse beau, il suffit de le vouloir. Et, si vous n’avez pas envie de vous lever, vous restez blotti sous les couvertures à regarder les étoiles danser au plafond. Avec Orouni, le monde devient ce que vous voulez. Vous vous caillez les miches à Charleville-Mézières ? Écoutez Orouni et vous nagez dans les eaux turquoises d’une mer caraïbe !

Repeindre le monde avec de nouvelles couleurs

En 2014, on avait déjà fourré les maillots et les sandales de plage dans le sac pour le suivre dans son Grand Tour. On en était revenu avec des coups de soleil et des images plein les oreilles. Et voilà qu’il revient avec des relectures de 4 titres de l’album. Rien de nouveau sous le soleil, serait-on tenté de se dire. Mais c’est mal connaître Rémi et sa capacité à visiter deux fois la même destination sans écrire la même carte postale. Cette fois-ci, la rayonnante Emma Broughton (Bon Iver, Vincent Delerm, O,…) est du voyage… et ça change tout.

La chanteuse franco-anglaise donne un supplément d’âme à la pop mélodique d’Orouni, qui n’en manquait déjà pas. Et, sous son influence, les nouvelles versions se parent de couleurs inédites, plus vives et (encore) plus chaudes que les originaux. On savait déjà que la musique d’Orouni était un grand voyage. Maintenant, on sait que c’est aussi une tentative de rendre le monde meilleur, plus enthousiasmant. Vous êtes déprimé à Dunkerque ? Avec Orouni, vous retrouvez l’envie de voyager, d’aimer et de devenir.

Un petit détour par ici ?

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